Pendant longtemps, les métiers de la pépinière ont été perçus comme des univers en grande partie masculins. Pourtant, la réalité évolue. Aux Pépinières Charentaises, les femmes occupent aujourd’hui des postes variés, de la production au commerce, en passant par l’encadrement et les fonctions administratives. Une évolution qui reflète les transformations du secteur horticole dans son ensemble.
Des métiers qui se féminisent
Les femmes ont toujours participé aux activités agricoles et horticoles, même si leur rôle est longtemps resté moins visible. Aujourd’hui, leur place est davantage reconnue. En France, elles représentent près de 28 % des actifs permanents agricoles et environ 27 % des exploitants dans les secteurs du maraîchage et de l’horticulture. Les formations agricoles accueillent également de plus en plus de jeunes femmes.
Cette évolution s’explique par plusieurs facteurs :
– La modernisation des métiers du végétal ;
– La réduction la pénibilité de certaines tâches grâce aux équipements ;
– La diversification des parcours professionnels ;
– L’évolution des mentalités.
Aux Pépinières Charentaises, ce changement s’inscrit dans une démarche concrète. L’entreprise a récemment actualisé son accord sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes afin de poursuivre le travail engagé depuis plusieurs années et de garantir à chacun les mêmes possibilités d’évolution.
Aujourd’hui, les femmes sont présentes dans tous les secteurs de l’entreprise. Qu’elles travaillent sur le terrain, dans les bureaux ou au contact des clients, elles participent activement au développement de la pépinière.
Des parcours différents, une même passion du végétal
Émeline, manager une équipe au quotidien
Titulaire d’un BTS Aménagement paysager puis d’une licence professionnelle en Conduite et suivi de projets paysagers et environnementaux, Émeline a rejoint les Pépinières Charentaises en 2019. Depuis 2024, elle occupe le poste de cheffe d’équipe conteneur.
À la tête d’une équipe composée de cinq salariées et de deux apprenties, elle apprécie particulièrement les responsabilités liées au management.
« J’aime faire appliquer les directives, manager une équipe et pouvoir donner mon avis sur les décisions qui concernent notre activité. »
Pour elle, le fait d’être une femme à un poste d’encadrement ne constitue pas un obstacle. Elle souligne au contraire à quel point les outils et l’organisation du travail sont adaptés aux besoins de son équipe.

Eugénie, travailler au plus près de la nature
Le parcours d’Eugénie illustre bien la diversité des profils présents dans l’entreprise. Après une formation en cuisine, elle a rejoint les Pépinières Charentaises en août 2022.
Aujourd’hui, elle est à la fois conductrice de nacelle et employée en pleine terre pour les opérations d’arrachage. Ce qui la motive avant tout ? Le travail en extérieur.
« J’aime être dehors, travailler dans la nature et ne pas subir de pression inutile. »
Intégrée dans des équipes surtout masculines, elle ne ressent pas de difficulté particulière. Elle souligne même la solidarité naturelle au quotidien entre collègues, quand certaines tâches nécessitent davantage d’efforts physiques : « Lorsqu’il y a des grosses branches à tailler et que je n’ai pas mon sécateur électrique, mon binôme prend le relais ». Des réactions intelligentes à des réalités physiologiques différentes. Elle a déjà identifié son prochain objectif : devenir conductrice d’engins.

Magalie, plus de vingt-cinq ans d’expérience en production
Arrivée dans l’entreprise en 1999, Magalie occupe aujourd’hui le poste d’assistante du responsable de production. Au fil des années, elle a vu évoluer les métiers, les organisations mais aussi la place et la vision des femmes dans l’entreprise.
« Au début de ma carrière à la production, je me sentais moins intégrée qu’aujourd’hui. Les choses ont beaucoup évolué. »
Certes, dans une activité à majorité masculine, il peut lui arriver d’adopter un comportement distant « pour éviter toute ambiguïté ». Cependant, elle aime l’autonomie de son poste, la polyvalence des missions et la confiance accordée par ses collègues. Son témoignage rappelle que les progrès réalisés sont le fruit d’une évolution progressive des mentalités et des pratiques professionnelles.

Vanessa, du terrain à la relation client
Le parcours de Vanessa démontre également les possibilités d’évolution offertes par le secteur. Après une première formation dans le tourisme, elle se reconvertit dans le végétal. Quelques saisons en pleine terre lui permettent de découvrir l’entreprise avant son embauche en CDI.
Aujourd’hui commerciale sur le secteur Sud-Ouest, elle accompagne les professionnels dans leurs projets de végétalisation.
« Je suis fière d’être intégrée dans une équipe commerciale majoritairement masculine et d’y apporter ma touche féminine ! Je n’ai pas cessé d’évoluer depuis mon arrivée, maintenant je souhaite faire mes preuves à ce nouveau poste. »
Elle apprécie particulièrement les échanges avec les clients et les journées passées sur le terrain lors des marquages de végétaux.

Des conditions de travail qui évoluent pour tous
La place des femmes dans l’entreprise est également liée à l’évolution des outils et des méthodes de travail. Ces dernières années, les Pépinières Charentaises ont investi dans plusieurs équipements destinés à réduire la pénibilité des tâches : nouvelles planteuses, aides à la manutention, GPS agricoles ou encore matériels facilitant le déplacement des gros sujets.
Ces investissements profitent à l’ensemble des équipes, hommes comme femmes. Ils permettent de limiter les gestes répétitifs, d’améliorer les conditions de travail et de rendre certaines opérations plus accessibles. La modernisation contribue également à ouvrir davantage certains métiers à des profils variés, sans que les contraintes physiques ne soient un frein.
Une entreprise tournée vers l’avenir
Ces quatre témoignages montrent que les femmes ont aujourd’hui toute leur place aux Pépinières Charentaises : cheffe d’équipe, commerciale, conductrice de nacelle ou assistante de production, chacune apporte ses compétences, son expérience et sa vision du métier.
Cette diversité constitue une richesse pour l’entreprise. Elle favorise les échanges, l’innovation et l’adaptation permanente aux évolutions du secteur horticole.
L’avenir passera peut-être par une féminisation encore plus importante de certains métiers. Les formations horticoles accueillent déjà davantage de jeunes femmes qu’autrefois, et les parcours de reconversion se multiplient.
Aux Pépinières Charentaises, cette évolution est déjà en marche. Elle s’appuie sur une conviction simple : ce qui compte, ce sont les compétences, la motivation et l’envie d’apprendre. Car au-delà des postes occupés, ce sont avant tout des femmes et des hommes passionnés qui contribuent chaque jour à nous faire grandir et à préparer notre avenir.

